Je hais les dictons

Projet-4

La raison du plus fort est la meilleure. La raison a eu raison de nous. Mais peut-elle avoir tord ? 

A l'impossible nul n'est tenu, et pourtant, j'y suis suspendue. Suspendue au fil de ma toile déstructurée, balottée par les tempêtes et grillée à la brûlure d'un feu follet. 

On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Je dois avoir une tête d'œuf... Je croyais ma coquille plus solide que ça aux coups du mauvais sort. 

On m'a coupé l'herbe sous les pieds, et il ne me reste même pas la délicieuse odeur de l'herbe coupée, je me retrouve sur le sable et bois la tasse. 

Chacun voit midi à sa porte, et ma porte ouverte ne voit que minuit; le midi n'est pas pour moi, ainsi en a-t-il été décidé. 

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise... ou qu'elle se casse, lasse. 

Comme à mon habitude je me détache; dédoublement salvateur et bombe à retardement ravageuse, destructrice, en silence, invisible, douloureuse, trompeuse. 

Je dois malgré-tout remercier ce vent destructeur, oui, merci de m'avoir offert tant de douleurs que mes toiles n'en peuvent plus de supporter  l'acrylique rageur, le pinceau triste sur ce sol pleureur taché de mes errances.